L’UMP, qui est sensible au lobbying comme un foie d’alcoolique à la cirrhose, sait néanmoins très habilement enrubanner son clientélisme outrancier de jolies idées reçues et de préjugés subtilement distillées (au forceps, donc) par leur service après vente (les médias, quoi).
La plus éloquente de toutes leurs idées-prêtes-à-penser est celle du « Service Minimum », appliquée à la fonction publique en générale, et aux transports (SNCF, RATP) et à l’Education Nationale en particulier.
Qu’en est-il ?
Il s’agit d’assurer aux clients (euh, aux citoyens) des services constants en période de grève. Déjà que ces fainéants de fonctionnaires font grève pour un oui ou pour un non, il ne faut pas qu’en plus ça ait une influence sur la vie des vrais travailleurs (tous ceux du privé, donc.)
La bonne idée est de faire que leurs grèves absurdes ne gène pas de trop le bon déroulement de la vie. Les usagers sont contents. Dans le cas de l’école, il faut comprendre que les parents d’élèves sont les clients d’un service, l’école, qu’on peut apparenté un une sorte de gardiennage des gamins pendant que leurs géniteurs s’en vont œuvrer noblement pour la croissance du pays. S’il y a grève, ils vont en faire quoi des leurs mômes !? S’en occuper peut être !? Non, faut pas déconner.
Le Service Minimum arrive à la rescousse.
Le double avantage, c’est qu’une grève qui n’a pas d’influence ni de conséquence ne sert à rien du tout et aura d’autant moins de chance de porter ses fruits.
De la à dire qu’il s’agit d’une atteinte au droit de grève… Faudrait vraiment être réfractaire à la modernité pour penser ça.
Mauvais jouer, DESSIN-DIRECT propose sa version…
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